Lors de la consultation du 15 avril au 15 octobre 2008, le public a pu exprimer les actions à engager en priorité pour recouvrer un bon état des eaux.
A la question :
47 % des réponses citent les pollutions agricoles
• les expressions les plus fréquentes sont :
- limiter, interdire, taxer et réglementer les pesticides
et les engrais,
- les pollutions agricoles en général,
- lutter contre les nitrates et notamment ceux liés aux élevages,
- trouver une alternative au
chimique, promouvoir l’agriculture
biologique, aller vers
d’autres formes d’agriculture,
modifier les financements à
l’agriculture,
- créer des haies, talus, bandes
enherbées, intercepter les
pesticides et les engrais.
32 % citent la pollution des villes et des industries
• les expressions les plus fréquentes :
- les pollutions industrielles en général et la nécessité
d’interdire tout rejet polluant,
- la pollution des villes et de leurs habitants en général,
- le bon fonctionnement des stations d’épuration et des
réseaux la mise aux normes des assainissements individuels,
- limiter, interdire ou taxer les détergents et réduire l’emploi
des pesticides.
27 % citent les conflits dans les usages de l’eau cités
• les expressions les plus fréquentes :
- réduire le gaspillage, et en particulier optimiser l’irrigation
et passer à des cultures moins gourmandes en eau,
- récupérer les eaux de pluie pour les usages domestiques,
- le contrôle et la réparation des réseaux des collectivités,
- les économies d’eau des particuliers
(arrosage, piscines,
appareils électroménagers).
17 % citent l’adhésion de tous les acteurs à la sauvegarde de l’eau
• les expressions les plus fréquentes :
- sensibiliser à l’environnement, éduquer les citoyens,
les jeunes mais aussi les anciens,
- responsabiliser le public et les acteurs,
- améliorer l’accès à l’information.
17 % citent le principe pollueur-payeur
• les expressions les plus fréquentes :
- appliquer la règle pollueur-payeur, faire payer,
taxer le gaspillage, arrêter de protéger les gros pollueurs.
12 % évoquent d’autres actions de gouvernance
• les expressions les plus fréquentes :
- surveiller et contrôler les mauvais comportements, taxer les
produits polluants,
- limiter les ventes et la promotion, voire interdire tout
produit polluant,
- édicter des lois, les faire respecter ainsi que les lois existantes,
moins de laxisme et plus de volontarisme,
- défiscaliser les produits propres et récompenser les bons
comportements.
10 % citent les crues et les inondations
Les préoccupations qui reviennent le plus souvent sont l’arrêt des constructions en zone inondable et de l’imperméabilisation des sols, le nettoyage des cours d’eau pour les débarrasser des détritus et des embâcles, la protection contre les inondations.
8 % citent le prix et la qualité de l’eau
Cette préoccupation concerne un peu plus souvent le prix que la qualité de l’eau ; s’exprime aussi le souhait d’un retour à la gestion publique de l’eau.
7 % citent la destruction des zones humides
Il s’agit avant tout d’entretenir, de restaurer ou de recréer des zones humides, les inventaires et les acquisitions ne sont cités que de façon marginale.
5 % citent la protection du littoral
Il s’agit de prendre soin du littoral en général et de bien collecter tous les rejets.
5 % citent l’artificialisation des cours d’eau
La première préoccupation est de supprimer ou aménager les ouvrages qui barrent les rivières, et plus faiblement de rétablir des milieux variés.
Extrait de « Consultation publique sur l’eau / Résultats » Agence de l’Eau Loire Bretagne
MonSiteSurl'EAU, le mardi 16 juin 2009 à 20h57 :: Horizontal
Nous avons été 85 000 personnes à donner notre avis pour la reconquête de la qualité de l’eau de notre bassin. Les avis exprimés – ainsi que les orientations du Grenelle de l’Environnement – ont conduit à amender le projet initial publié sous forme d'additif.
Retrouvez ici les résultats pour le sous-bassin Vilaine et Côtiers bretons. (A télécharger au format pdf en cliquant sur l'image).
