MonSiteSurl'EAU, le mardi 16 juin 2009 à 20h57 :: Horizontal
Le groupe d'usagers de l'eau 2011 portera sur l'eau dans ma vie. Il s'agira pour les membres de prendre des photographies de l'eau dans son quotidien, dans son quartier, sur son lieux de vacances pour ensuite travailler sur les perceptions et les représentations de l'eau.
Si vous êtes intéressé merci de nous contacter.
Le groupe d'usagers de l'eau avait pour mission de travailler à la réalisation d'un outil de communication grand public. Mission accomplie avec une ccotte à jouer que vous pouver découvrir en photos.
En avant-première, le groupe d'usagers vous livre 3 recettes qu'il a testé durant l'été. Un recette pour laver le sol, une autre pour les vitres et enfin une dernière pour à utiliser sous la douche. N'hésitez pas à les tester vous même et à nous faire part de vos impressions en nous écrivant à cpie@wanadoo.fr.
Matériel :
- Un bidon de 2 litres,
- 50 g de bicarbonate de soude,
- 1 cuillère à soupe de vinaigre blanc,
- 1L d’eau chaude,
- 1 flacon d’huile essentielle d’eucalyptus ou de citron.
Astuce : N’oubliez pas qu’avant chaque utilisation, il faut secouer le produit.
Étape à faire :
Pour commencer, faites chauffer vos 2L d’eau chaudes. Pendant ce temps,
dans le bidon, versez 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude.
Ajoutez ensuite l’eau chaude et remuez. Dans un verre, mélangez 3
cuillères à soupe d’huile essentielle avec une cuillère à soupe de
vinaigre. Versez le tout dans le bidon ( il se peut que le mélange
mousse; c’est normal : c’est une petite réaction chimique naturelle
entre le vinaigre et le bicarbonate de soude). Secouez. Votre produit
pour laver le sol est prêt.
Ingrédients :
- Seau,
- Éponge,
- Chiffon propre,
- Vinaigre blanc,
- Peau de chamois ou journal,
- Savon noir,
- Huile essentielle de menthe poivré.
Recette : Dans un seau, mélangez 8 tasses d’eau chaude, 1 cuillère à café de savon noir, 1 tasse de vinaigre blanc et 8 gouttes d’huiles essentielles de menthe poivré. Après avoir bien mélangé vos ingrédients, appliquez-le nettoyant sur vos vitres à l’aide d’une éponge. Puis, essuyer le surplus avec une raclette à vitre. Enfin, essuyer les vitres avec un chiffon propre légèrement humidifié et assurez la finition avec une peau de chamois ou du journal.
Ingrédients :
- 1 savon d’alep de 200g,
- 1 litre d’eau,
- 15 gouttes d’huile essentielle de lavande.
Recette : Râper le savon et le faire chauffer doucement avec l’eau dans une casserole.
Ajouter l’huile essentielle et laisser refroidir.
Stocker dans un flacon à pompe de préférence. Se conserve plusieurs
mois. Cette recette peut également être utilisé comme mousse à raser
.dans ce cas, utiliser plutôt de l’huile essentielle de menthe et/ou
d’arbre a thé.
Vous pouvez télécharger ces recettes au format PDF en cliquant ici.
Le CPIE a réuni un groupe de personnes volontaires pour travailler sur les pollutions de l'eau dans le cadre domestique. Il s'agit de tester des solutions plus respectueuses de l'eau dans l'accomplissement des tâches ménagères, du bricolage, du jardinage...
Pour en savoir plus, télécharger l'invitation ici.
C'est une dizaine de personnes qui avaient répondu présent à notre invitation du 1er juin pour constituer le groupe d'usagers de l'eau 2010. Cette participation a permis une dynamique de groupe suffisante pour mener l'expérimentation, d'autant plus que les participants sont apparus motivés.
La rencontre débute par une présentation rapide du CPIE Vallée de l'Elorn puis la DCE est abordée ainsi que ses déclinaisons territoriales (Sdage – Sage – CLE...) en insistant sur la nécessité pour les citoyens de s'impliquer dans la reconquête de la qualité de l'eau.
Le tour de table qui suit permet à chacun de se présenter mais aussi d'exposer les raisons de sa présence. Les motivations sont variées et révèlent des degrés de connaissances et d'implications préalables diverses selon les participants.
Le CPIE présente ensuite le déroulé de l'expérimentation :
« Quand on utilise de l'eau, on la salit. Peu de gens connaissent bien le circuit de l'eau et ce qui lui arrive un fois passé le siphon. Mais on entend parler de station d'épuration qu'il faut agrandir, d'assainissement qu'il faut changer...
L'idée de cette expérimentation est d'essayer de moins salir l'eau au départ pour qu'elle soit ensuite moins difficile à laver, à traiter en station d'épuration.
On va tester des solutions moins polluantes, les évaluer puis communiquer sur cette expérimentation.
La réunion d'aujourd'hui sera suivi d'une autre dans une quinzaine de jours où les membres pourront s'engager (ou non), puis on va tester sur 3 semaines jusqu'au 10 juillet. On aura ensuite une réunion à la rentrée pour échanger sur nos expériences. Puis une ou deux autres pour travailler sur la communication. Les autres groupes ont produit un outil de communication (des cartes postales sur l'eau de consommation ou un mément 'eau avec les questions que l'on se pose sur l'eau). On ne doit pas avoir d'apriori limitatif sur cet outil de communication même si un spot télé le dimanche soir sur Tf1, ça semble un peu difficile. »

Une fois le cadre posé, le groupe s'attelle à lister les différents actes qui salissent l'eau dans les usages quotidiens domestiques. Voici leur inventaire :
Tâches ménagères
laver la vaisselle,
laver le sol, les surfaces,
laver les vitres, les lunettes,
laver son réfrigérateur, son congélateur,
nettoyer sa gazinière, son micro-ondes,
nettoyer ses meubles,
nettoyer sa grille de barbecue,
désinfecter les sanitaires, utiliser de l'eau de javel,
faire la lessive,
rincer son maillot de bain après la piscine ou la plage,
rincer ses chaussures (après la plage par exemple),
Bricolage
rincer ses pinceaux (peinture, white spirit),
rincer ses outils,
enlever les colles, les corps gras,
laver sa voiture,
laver son vélo,
nettoyer les piscines gonflables,
Jardinage
utilisation de pesticides, d'herbicides,
laver ses bottes,
utiliser le kärcher (pour nettoyer les murs),
d'une manière générale, se débarrasser des résidus solides dont la terre, le sable, etc.
Hygiène
utilisation des produits pour la douche, le bain, le lavage des mains, le shampoing,
laver ses animaux (chiens, chats, cheval...). Questionnement sur les produits utilisés et sur l'évacuation des poils,
se laver les dents,
le problème des médicaments, notamment de la pilule que l'on retrouve dans les rivières ensuite. Questionnement autour de l'impact des traitements des animaux d'élevages.
Cuisine
le lavage des légumes traités,
tous les jus alimentaires que l'on jette avec leurs résidus solides,
Des membres du groupe ont déjà testé des choses pour moins polluer l'eau. Des solutions ont été entendues sans être testées.
Pour les vitres :
Utilisation de chiffons en microfibres. L'avantage est que l'on utilise pas de produits. On note aussi la possibilité d'utiliser le papier journal surtout quand les vitres sont bien sales.
Pour la lessive :
Les noix de lavage. La personne qui les avait utilisée et qui se dit très exigeante dans ce domaine est revenue à des produits plus conventionnels. Elle trouvait cela contraignant (il fallait rajouter des produits, savoir quelle moitié des noix réutiliser...), il n'y avait pas de bonne odeur, pas de mousse et surtout avec des enfants en bas âge, le linge n'était pas propre. Un des enfants d'un membre du groupe a aussi testé cette solution mais l'a également abandonné.
Réduire la quantité de lessive utilisée (et de manière générale pour l'ensemble des produits).
Pour les mousses extérieures :
Déverser des eaux de cuissons de légumes, de pâtes, de crabes encore bien chaudes sur le mur souillé. Avec un petit coup de brosse, on obtient facilement un mur propre alors que c'est difficile d'avoir ce résultat avec de l'eau de javel. La question est posé de savoir si c'est seulement la chaleur ou si les restes de cuisson ont une action dans l'efficacité du geste.
Pour les plantes indésirables :
Déverser aussi les eaux de cuissons. La chaleur tue les plantes.
Pour les inox et la gazinière :
Utilisation d'un pain d'argile.
Multi-usage :
Le Vinaigre blanc sert à beaucoup de choses, il peut désinfecter ou nettoyer les vitres. Le groupe se pose la question des bonnes dilutions et des bons dosages suivant les usages.
Il est est de même pour le savon de Marseille ou le savon noir dont les molécules sont plus facilement éliminables que des produits d'entretien équivalent.
Pour la vitre d'un foyer de cheminée :
Utilisation des cendres avec de l'eau.
Pour nettoyer un grille de barbecue :
Quand elle est chaude, on la gratte avec une brosse métallique. On peut aussi utiliser du papier journal.
Pour éviter les pesticides :
Recourir au paillage pour étouffer les herbes non désirées.
Autres questions :
Le bicarbonate de soude a été cité mais personne ne l'a utilisé.
Il est noté que nettoyer « Rendre net, propre en débarrassant de tout ce qui salit, souille, ternit », ce n'est pas laver « Rendre quelque chose (plus) propre au moyen d'un liquide et d'un produit nettoyant ». Il y a donc de nombreuses possibilité de nettoyer à sec (par exemple les bottes qui ont servi au jardin).
Il est posé la question des produits marqué « écolo ». le sont-ils vraiment, sont-ils moins polluants ou sont-ils seulement conçus de manière moins nocive pour l'environnement ? Ou encore est-ce simplement du marketing ?
Si on rejette moins d'eau par exemple dans les toilettes, est-ce que l'on pollue moins ?
Quelle relation particulière ai-je avec la tâche ?
La réunion suivante s'est déroulé le 17 juin. Entre le 1er juin et cette date, les animateurs du groupe ont contacté les personnes pour savoir sur quelle pollutions elles voulaient agir. En d'autres termes, pour quel geste domestique, elles étaient prêtes à tester des alternatives moins nocives pour l'environnement. Parallèlement, le CPIE comme les membres ont planché sur ces alternatives.
Tout était donc prêt pour le 17. Quelques personnes supplémentaires s'étaient jointes au groupe. Ce fut l'occasion de valider le choix des gestes et des recettes de produits d'entretiens. Les ingrédients pour fabriquer ces produits moins polluants ont été distribués ainsi qu'une fiche de suivi et d'appréciation. Les participants étaient repartis avec la ferme intention de tester dès le lendemain les alternatives retenues, ce qu'ils ont fait !
L'expérimentation était donc prévue pour durer jusqu'au 10 juillet mais vacances d'été obligent, la prochaine rencontre est programmée le 14 septembre 2010. D'ici là le CPIE recueille les fiches de suivi. La réunion de rentrée sera l'occasion de dresser un premier bilan de l'expérimentation mais aussi de réfléchir à la conception d'un outil de communication grand public.
Vivement la rentrée donc !